mardi, 27 mars 2007

Une vague s'est levée

Un signe, écoute

Du ciel, une goutte

Les oiseaux sont partis

Abandonnés leurs nids

Puis l’ombre, le noir
Un jour, plus tard
La Terre a tremblé pendant la nuit

L’Océan s’est retiré
Il a gagné en puissance
Puis sur nous a déversé
L’étendue de sa vengeance

Une vague s’est levée
Assombrissant la lumière
Elle a voulu tout noyé
Qu’on subisse sa colère

Des cris, des pleurs
Du bruit, la peur
La mer emporte tout
On subit son courroux

Une larme, malheur
Où es-tu petite sœur ?
Je te cherche des yeux un peu partout

L’Océan s’est retiré
Il a gagné en puissance
Puis sur nous a déversé
L’étendue de sa vengeance

Une vague s’est levée
Assombrissant la lumière
Elle a voulu tout noyé
Qu’on subisse sa colère

Je n’y arriverai pas…
Elle est trop forte pour moi…
Je suis en train de lâcher…

Puis la mer s’est calmée
Nous laissant au désespoir
Il nous reste qu’à prier
Que ce n’était qu’un cauchemar

La vague s’est apaisée
Est revenu la lumière
On peut encore éviter
De réveiller sa colère

On peut encore éviter
Qu’elle noie la Terre entière…

jeudi, 22 mars 2007

Les filles d'Alexandra

                            (au centre : Alexandra, de gauche à droite : Olga, Tatiana, Anastasia et Marie) 

 

 

 

Il était une fois

Des années avant toi

Quatre filles de Russie

Une robe en velours
Des jouets, des mots d’amour
Elles adoraient la vie

On les disait princesses
Ou même archiduchesses
Qu’importe le terme choisi

Mais elles ne savaient pas
Qu’en portant ce nom-là
La mort les aurait choisies

N’oublie pas, n’oublie pas
La peur des filles d’Alexandra
C’est arrivé une nuit d’automne
Où les cloches sonnent

N’oublie pas, n’oublie pas
Les pleurs des filles d’Alexandra
Elles nous ont dit Do Svidaniya
Une nuit de froid

Elles étaient avant tout
Les filles d’un empire fou
D’un roi incompris

Avec leur petit frère
Elles étaient les dernières
D’une belle dynastie

Quand on parlait de haine
Elles soulevaient l’emblème
De toute la famille

Mais elles seront toujours
Les victimes d’un jour
Martyrs d’une tragédie

N’oublie pas, n’oublie pas
La peur des filles d'Alexandra
C’est arrivé une nuit d’automne
Où les cloches sonnent

N’oublie pas, n’oublie pas
Les pleurs des filles d'Alexandra
Elles nous ont dit Do Svidaniya
Une nuit de froid

vendredi, 29 décembre 2006

Un ange

medium_ange.jpg

Dis-moi, Toi qui es tout là-haut
Pourquoi Tu m'as fait ça
Je ne comprends pas trop
Ce que je dois faire là

Le monde a aujourd'hui changé
Depuis la dernière fois
Mon esprit est blessé

Par tout ce que je vois

Les hommes à présent ne sentent plus
Le souffle de ton âme
Leur foi a disparu
Dans l'enfer des flammes

Que tombe la neige sur le monde
Qu'elle vienne du ciel
On a quitté la ronde
On nous a brûlé les ailes
Que tombe la neige sur ma vie
Je n'envies plus l'Eternel
Ce que Tu leur as appris
Ils l'ont jeté aux poubelles

Je pleures des larmes de malheur
Mais personne ne les voit
J'ai mal au fond du coeur
J'ai mal et puis j'ai froid

Je ne suis plus l'ange gardien
Qui veillait sur leur Terre
Car je ne suis plus rien
Pas même une prière

Tu ne m'avais pas prévenu
Quand tu m'as envoyé
Je suis un ange déchu
Pour des hommes sans pitié

Que tombe la neige sur le monde
Qu'elle couvre de sa blancheur
Les crimes les plus immondes
Qu'elle apaise la douleur
Que tombe la neige sur ma vie
Qu'elle couvre tout mon corps
Tu es tombé dans l'oubli
Je suis tombé dans la mort

jeudi, 14 décembre 2006

La lune et l'enfant

Dans l'ombre de la nuit fraîche une enfant pleurait
Assise là toute seule en regardant ses mains
Elle remerciait le ciel d'être encore en paix
Mais où était le bonheur d'un foyer divin
Au-dessus d'elle la pleine lune luisait
Comme si elle disait "Le bonheur n'est pas loin
Regarde en toi la petite fille que tu es
Tu n'as vraiment pas le droit de mourir de faim"
"Mais comment t'obéir lui dit la fillette en soupirant
Je n'ai ni chaleur, ni maison ni parent"
"Ils vivent en toi, reprit la la lune en souriant
Garde ton courage, tu trouveras l'argent"
                              Peewee

dimanche, 10 décembre 2006

Deux villes

Les fleurs des cerisiers
Ont été englouties
Les jours ensoleillés
Sont perdus aujourd'hui
L'histoire de deux villes
Brisées en plein mois d'août
Par l'enfer des missiles
Il n'y a plus aucun doute

Le bruit
Sur Hiroshima
La nuit
A plongé sur toi
Tu pries
Pour que cette horreur
T'abandonne pour quelques heures
Mais plus tu pries
Et plus tu as peur

Les blessures sont mortelles
Hier comme aujourd'hui
Elles font parties de celles
Qui écorchent l'esprit
Le mal est invincible
Il atteint même la peau
Les enfants sont les cibles
D'un monstre nouveau

Le noir
Sur Nagasaki
L'espoir
A quitté ta vie
Tu pleures
Parce que ce drame
T'a enlevé de nombreuses âmes
Et c'est ton coeur
Qui saignent des larmes

Les années ont passé
Le mal a disparu
Les fleurs des cerisiers
Sont enfin revenues
Mais il faut que vos noms
Soient gravés pour toujours
Que pour vous nous croyons
A un monde d'amour

lundi, 04 décembre 2006

Arbre

Un arbre au fond de sa forêt
Se demandait et s'inquiétait 
Pourquoi, après toutes ces années
N'avait-il pas appris à marcher

Devant lui passaient beaucoup d'âmes
Lapin, oiseau ou sanglier
Chacun lui parlait avec flamme
Lui racontait la liberté

Tu sais le monde est immense
Lui dit un jour le vautour
On a peur de sa puissance
On ne peut en faire le tour
Ne quitte pas tes racines
Ne laisse pas ta forêt
Tu es le maître des cimes, le seul Dieu qu'on imagine
Et qui ne ploira jamais

Mais l'arbre n'était pas convaincu
D'être d'accord sur son sort
Aussi voulait-il encore plus
Abandonner sa prison d'or

Un jour l'homme vint à passer
Le corps très droit, se tenant fier
Devant l'arbre il s'est arrêté
Il lui a dit d'un ton sévère

Le monde n'est pas immense
Moi je peux en faire le tour
Je connais bien sa puissance
Je la dominerai un jour
Je suis maître de toutes créatures
Je contrôle faune et flore
Le monde n'est pas si dur, il ploit sous les parjures
Et bientôt viendra sa mort

L'homme tue les créatures, elles meurent sous les injures
Et l'arbre connut le même sort

                                                                                               Peewee.

mercredi, 29 novembre 2006

Le Peuple d'ivoire

medium_elephant.jpg

Le temps a changé
J'ai l'impression que ma peau va craquer
Tout autour de moi
Le Néant a pris place
Maintenant j'ai froid
Mon corps devient de glace

J'ai tenté
Sans cesse de les arrêter
Mais rien a changé
J'ai prié
Pour que tombe la pluie
Pour couvrir nos cris

Le peuple d'ivoire
S'est tu aujourd'hui
Par le feu de l'ennemi
Par le feu de l'ennemi

Mes Yeux de miroir
Ont vu ces anges gris
Devenir noir
Devant leur déli

On dit que chez eux 
On nous détruit pour faire des bijoux précieux
Leurs cous étincellent
De nos défenses mises à nu
Notre mort leur apporte-t-elle
Un bonheur qu'ils croyaient perdu ?

J'ai tout fait
Pour que cesse l'enfer
Des miens, de mes pères
J'ai prié 
Pour que le peuple d'ivoire
Retrouve l'espoir