dimanche, 23 mars 2008
Ne le dis à personne
Ne le dis à personne
de Harlan COBEN
aux éditions Pocket

Cela commence par une idylle. David est pédiatre, marié à Elizabeth qu’il connaît depuis l’enfance. Ils ont pris l’habitude de se rendre régulièrement en pèlerinage sur les rives du lac Charmaine, là où ils ont échangé leur premier baiser à l’âge de douze ans. Mais le jour où Elizabeth est assassinée par un serial killer, la vie de David bascule. Il a beau s’investir à fond dans son travail, il reste inconsolable. Jusqu’au jour où il reçoit d’un inconnu un e-mail, puis une séquence vidéo sur laquelle il reconnaît sa femme sans aucun doute possible, Elizabeth qui lui demande pardon. Pourtant elle est morte, son propre père officier de police a formellement identifié le corps huit ans auparavant. Une quête angoissante commence alors que de nouvelles victimes apparaissent.
Vraiment très très bien. J'ai lu les 200 dernières pages d'un coup tellement j'étais accrochée. C'est la première fois que je lis un Harlan Coben et d'après une de mes collègues, celui-ci est le meilleur. Une très très bonne intrigue, dont on apprend l'ultime vérité qu'à la toute dernière page, une course poursuite pleine de rebondissement, sous fond d'une solide histoire d'amour. Un très bon polar. Mais je ne suis pas tentée par le film cependant...
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vendredi, 21 mars 2008
Felicity James
Felicity James
de Jennifer Lynne BARNES
aux éditions Albin Michel (Wiz)

Felicity James est dotée d'un pouvoir surnaturel, celui de distinguer les auras qui entourent chaque être. Douces, réconfortantes, perturbantes, vertes, blanches, roses, violettes, les couleurs l'assaillent constamment. Avoir l'air normale se révèle un exercice de plus en plus périlleux, surtout lorsque la jeune fille arrive à Emory High, son nouveau lycée, jungle ultra-mondaine où elle se sent perdue. Et puis Felicity aperçoit dans un couloir un filament de Garn, la couleur du néant. Sa présence insupportable ne signifie qu'une chose : un être monstrueux rôde à Emory High...
Un livre assez sympa, quoi qu'un peu redondant avec ce qui se fait en ce moment dans la littérature jeunesse pour les ados. Ce roman a cependant le mérite de mélanger deux genres différents : la magie et le fantastique, à la manière de Tara Duncan et compagnie, mais également tous les petits problèmes existentielles des adolescentes, c'est-à-dire les garçons, la façon de s'habiller et l'appartenance à des clans prédéfinis avant l'entrée au lycée. J'avoue que j'arrive un peu à saturation mais je pense qu'il peut vraiment plaire à des filles de quatorze quinze ans.
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samedi, 15 mars 2008
Paranoid Park
Paranoid Park
de Blake NELSON
aux éditions Hachette

Parc mal famé de Portland (Oregon), Paranoid Park est le lieu où se retrouvent les meilleurs skaters de Californie et de la côte Est. C’est aussi la chasse gardée des streeters (les gosses de rue). Et si les preps (jeunes étudiants) décident d’y entrer, c’est à leurs risques et périls. Le jeune héros du roman (il a dix-sept ans) est un prep justement, mais par ailleurs un skater respecté. Fasciné par la découverte de Paranoid Park, par son envie de skater avec les plus grands, il se laisse entraîner par un gang de streeters et se trouve malgré lui mêlé à une bagarre qui s’achèvera par la mort accidentelle et violente d’un agent de sécurité. Un cadavre, aucun témoin, que doit-il faire ? Appeler la police ? Il raccroche au dernier moment. En parler à son père ? Impossible. Comment assumer les possibles conséquences d’une nuit de cauchemar sur le reste de sa vie ? Paranoid Park est l’histoire d’une innocence perdue, racontée à la première personne par un héros qui se veut tout au long du récit positif. C’est aussi l’histoire d’un adolescent qui après avoir commis l’irréparable cherche l’issue vers le monde de la loi. Une histoire brillante, noire et poignante comme seuls les adolescents peuvent en vivre, écrite comme une confession, que nous devrions tous lire pour comprendre comment le plus banal des incidents peut basculer dans l’irrémédiable.
Un livre certes vite lu, mais très poignant. On ressent vraiment bien l'angoisse et la peur du narrateur. Et son désarroi face à son acte qu'il ne peut oublier. Qui pourrait d'ailleurs? L'auteur réussit à merveille à faire transparaître le basculement d'une vie normale vers l'horreur. A conseiller, même pour les adolescents. Il ne me reste qu'une chose : regarder l'adaptation filmique !
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mardi, 11 mars 2008
Tokyo, perdus dans la grande ville
Tokyo, perdus dans la grande ville
de Graham MARKS
aux éditions Albin Michel (Wiz)

Un simple coup de fil et la vie d'Adam bascule : Charlie, sa sœur aînée, a disparu à Tokyo. Ses parents ne bougent pas, la police ne bouge pas ... Adam, si : il prend l'avion pour le Japon. Il veut retrouver sa sœur coûte que coûte. Mais dans cette ville mystérieuse et fascinante, Adam prend des risques pour enquêter sur l'étrange disparition de sa sœur.
Bon, forcément, l'action se passe à Tokyo, là où je m'envole moi-même dans un mois donc mon commentaire ne paraîtra peut-être pas objectif. Et c'est vrai ! J'étais à fond dans ce roman pour ados. Les descriptions de la ville sont très bien faites et on a vraiment l'impression d'y être. A côté de ça, l'histoire est également très prenante. Un peu comme une enquête policière, le héros se retrouve coincé à Tokyo à la recherche de sa soeur disparue. Mais il se laisse vite gagné par l'étrangeté de cette grosse métropole. Vraiment très sympa, qui devrait plaire à des grands ados.
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mardi, 04 mars 2008
A l'abri de rien
A l'abri de rien
de Olivier ADAM
aux éditions de l'Olivier

Marie se sent perdue. Son mari, ses enfants sont le dernier fil qui la relie à la vie. Ce fragile équilibre est bouleversé le jour où elle rencontre les « kosovars », ces réfugiés dont nul ne se soucie et qui errent, abandonnés, aux confins de la ville. Négligeant sa famille, Marie décide de leur porter secours. Et de tout leur donner : nourriture, vêtements, temps, argent, elle ne garde rien pour elle. Entraînée par une force irrésistible, elle s’expose à tous les dangers, y compris celui d’y laisser sa peau.
Avec ce roman, Olivier Adam nous rappelle que la violence qui frappe les plus faibles est l’affaire de chacun. Et trace le portrait inoubliable d’une femme dépassée par la force de ses sentiments.
Premier roman que je lis de cet auteur et je dois dire que je n'ai pas été spécialement emballée. Certes, l'auteur écrit bien. Mais à part ça, c'était dur ! L'héroïne ne m'a absolument pas touchée, pire elle m'a énervée. J'ai continué ma lecture jusqu'au bout parce que j'avais envie de connaître la fin, peut-être y aurait-il une touche positive dans ce roman noir et pessimiste. Eh bien non, j'aurais dû m'arrêter en cours de route. Du coup, je ne sais pas quoi penser de cet auteur. Dois-je en lire un autre que vous avez adoré? Lequel ? Ou est-ce que tous ces romans sont aussi sombres et tristes?
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dimanche, 02 mars 2008
"Mentir avec les loups"
Ceux qui ont lu le livre « Survivre avec les loups » ont sûrement été, comme moi, très déçus d’apprendre que l’histoire que nous a raconté Misha Defonseca était complètement inventée. L’histoire (qu’elle présentait comme étant véridique !) de cette petite fille qui pendant la guerre traverse une grande partie de l’Europe à pieds pour tenter de retrouver ses parents déportés et pendant plusieurs mois aurait vécu avec une famille de loups n’était pas du tout vrai. Je me souviens de ma propre lecture, de mes pleurs à la dernière page, en me disant que cette femme était vraiment formidable… Plusieurs magasines avaient déjà émis des doutes quand à son histoire. Mais vendredi soir, j’ai donc appris que c’était officiel : Misha a tout inventé.

A mon avis, elle est loin d’être la seule à l’avoir fait et elle ne sera pas la dernière !
Je pense que Misha doit être très malheureuse à l’heure qu’il est donc je lui fais quand même pleins de bisous pour lui remonter le moral !
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samedi, 01 mars 2008
Mal de pierres
Mal de pierres
de Milena AGUS
aux éditions Liana Levi

Au centre, l'héroïne : jeune Sarde étrange "aux longs cheveux noirs et aux yeux immenses".
Toujours en décalage, toujours à contretemps, toujours à côté de sa propre vie... A l'arrière-plan, les personnages secondaires, peints avec une touche d'une extraordinaire finesse : le mari, épousé par raison pendant la Seconde Guerre, sensuel taciturne à jamais mal connu; le Rescapé, brève rencontre sur le Continent, à l'empreinte indélébile; le fils, inespéré, et futur pianiste; enfin, la petite-fille, narratrice de cette histoire, la seule qui permettra à l'héroïne de se révéler dans sa vérité.
Mais sait-on jamais tout de quelqu'un, aussi proche soit-il... Milena Agus dit de sa famille qu'ils sont " sardes depuis le paléolithique ". Et c'est en Sardaigne que l'auteur de Mal de pierres a résolument choisi de vivre, d'enseigner et de situer son récit. Déjà remarquée par la presse italienne pour son premier roman, Milena Agus confirme ici son exceptionnel talent et sa liberté de ton.
Très beau petit roman qui se lit, vraiment, très vite. Je ne l'ai pas lâché pendant toute une après-midi. L'écriture est simple et poétique, j'ai beaucoup aimé. Les personnages ne sont jamais nommés. La narratrice nous en parle en disant "grand-mère", "papa", "arrière grand-père". L'héroïne, la grand-mère donc de la narratrice, est très touchante. On a de l'affection pour elle. Et la fin est très émouvante.
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lundi, 25 février 2008
Les Cerfs-volants de Kaboul
Les Cerfs-volants de Kaboul
de Khaled HOSSEINI
aux éditions Belfond

De Kaboul à San Francisco, des années 70 à nos jours, une déchirante histoire d'amitié et de trahison, avec, en arrière-plan, la chronique tourmentée d'un pays dévasté : l'Afghanistan. Bien que frères de lait, Amir et Hassan ont grandi dans des mondes différents : le premier est le fils d'un riche commerçant, le second est le fils de leur serviteur. Inséparables, liés par une même passion, les deux garçons se vouent une amitié indéfectible. Mais ce lien va se briser à jamais. Alors que sous ses yeux Hassan subit une véritable ignominie, Amir reste pétrifié. Peur ? Lâcheté ? Honte ? Pris dans une terrible confusion des sentiments, il n'esquissera pas un geste pour sauver son ami. Eté 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux Etats-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. Il existe un moyen de te racheter, lui annonce une voix au téléphone. Mais ce moyen passe par une plongée au coeur de l'Afghanistan des talibans... et de son propre passé.
Ce n'était pas facile pour moi de lire un livre sur ce sujet. Je ne le connais pas bien, je n'ai pu suivre que très vaguement l'histoire à travers les infos qu'on veut bien nous montrer aux journaux télé. Au bout d'un moment, c'est vrai, on en entend tellement parler de l'Afghanistan qu'on écoute même plus. Ce livre m'a aidé à en comprendre mieux toute l'horreur qui s'y passe. Je ne peux pas dire que je connais parfaitement bien tout le conflit, mais ce roman m'a donné envie d'en apprendre davantage: les sunnites, les chiites, les talibans... Et puis, au-delà de cette trame de fond, on a la troublante histoire de ces deux amis, de ces deux frères aux destins si différents et qui, pourtant, finiront par se retrouver. Poignant, émouvant, mais aussi violent, et tout simplement véridique.
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mercredi, 20 février 2008
Next
Next
de Michael CRICHTON
aux éditions Laffont

Gérard, un perroquet surdoué en mathématiques, Dave, un enfant mi-chimpanzé, mi-humain à la suite d’une malencontreuse manipulation génétique, John, Alex et Jamie, une famille américaine atteinte d’une anomalie cellulaire extrêmement rare, tels sont les héros du monde délirant de Next.
John Burnet, atteint d’un cancer, apprend que son médecin traitant a vendu ses cellules à un laboratoire de recherches en génétique. Le laboratoire les a brevetées… ainsi John n’est plus le propriétaire de ses propres cellules et le labo peut, quand il le désire, lui en prélever. Affolé, John disparaît. Le labo se tourne alors vers sa fille et son petit-fils, qui partagent son patrimoine génétique. Pions déshumanisés d’une bataille scientifique qui les dépasse, Alex et Jamie deviennent le gibier d’une chasse à l’homme terrifiante. Leurs alliés les plus inattendus dans ce monde où toutes les frontières de la morale et du bon sens sont transgressées sont Gérard, le perroquet qui se prend pour un homme, et Dave, le singe transformé en petit garçon. Deux de ces hybrides monstrueux dotés de raison et de sentiments qui, demain, peupleront peut-être nos villes. L’enjeu : le contrôle pharmaceutique des gènes de l’humanité et les millions de dollars qui vont avec. Les victimes : nous tous.
Nous pensions ce monde encore lointain ? Non, nous y sommes déjà ! Bienvenue dans le monde cruel, délirant, dangereux des manipulations génétiques…
Pas mal comme idée, vraiment pas mal. J'ai seulement trouvé l'histoire un peu fouillie, ou pour être plus précise, j'ai trouvé qu'il y avait trop de personnages à suivre. A part ça, ça fait réfléchir, forcément.
Ma note : 13/20
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mardi, 12 février 2008
La Voleuse de livres
La Voleuse de livres
de Markus ZUSAK
aux éditions Pocket Jeunesse

Allemagne, 1939. La Mort est déjà à l'oeuvre. Liesel Meminger et son jeune frère sont envoyés par leur mère dans une famille d'adoption, à l'abri, en dehors de Munich : le père de Liesel a en effet été emporté par le souffle d'un seul et étrange mot - communisme -, et Liesel a vu la peur d'un destin semblable se dessiner dans les yeux de sa mère. Sur la route, la Mort rôde autour des enfants, réussit à s'emparer du petit garçon mais c'est la petite fille qu'elle veut. Ce sera la première d'une longue série d'approches. Durant l'enterrement de son petit frère, Liesel ramasse un objet singulier pour elle qui ne sait pas lire, un livre, "Le Manuel du fossoyeur", dont elle pressent qu'il sera son bien le plus précieux, peut-être sa protection. Commence alors entre elle et les mots une étrange histoire d'amour. Poussé par un incoercible besoin de comprendre ce qu'il se passe autour d'elle, Liesel, avec l'aide de Hans, son père adoptif, décide d'apprendre à lire. A mesure que l'histoire avance, la Mort s'empare de nombreuses vies mais Liesel et ses livres continuent à lui échapper.
Un véritable coup de coeur ! L'un des meilleurs livres que j'ai jamais lus sur le thème de la 2nde Guerre mondiale, mais vu du côté des allemands "non-juifs". A côté de ça, l'écriture est fabuleuse, superbement écrit. Et la Mort, qui nous raconte cette histoire, nous touche finalement, elle en devient presque humaine avec les sentiments qu'elle ressent. Magnifique !
Ma note : 18/20
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