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vendredi, 30 novembre 2007

Trois ans déjà

Aujourd'hui, cela fait trois ans que je travaille à la bibliothèque de P. Je me souviens de mon premier jour comme si c'était hier.

Le 30 novembre 2004, à 8h30, je débarque à la bibliothèque. J'avais déménagé la veille, laissant derrière moi mon Morbihan natal pour une commune proche de Brest dont je ne connaissais rien. La première personne à se présenter devant moi est ma collègue G., qui est devenue l'une de mes meilleures amies depuis. Toute menue, les yeux un peu rouge, elle me sourit gentiment. On prend ensemble l'ascenseur et là elle me dit :"Je suis désolée, je dois avoir une tête épouvantable. En fait, j'ai pleuré toute la nuit. Ca peut paraître bête mais j'ai appris hier que ma chienne était diabétique et j'ai dû mal à m'en remettre."
Elle avait peur de ma réaction, mais elle a vite compris que je la comprenais totalement. J'adore les chiens !

J'arrive dans le bureau, on me présente au reste de l'équipe, et on m'annonce que la personne que je remplace a déjà accouché (effectivement, elle a accouché deux mois à l'avance). On me dit tout de suite que mon remplacement, comme prévu, durera quand même quatre mois. On me précise d'embler que V. ne prendra pas de congé parental, c'est sûr. J'en ris maintenant.

Finalement, elle a commencé par prendre un congé parental de six mois, puis de un an, et enfin elle est partie sur les trois ans.

Entre temps, j'ai eu le temps de m'habituer aux lecteurs, à l'équipe...à mon boulot tout simplement. Et puis il y a eu la création de l'espace musique/multimédia que j'affectionne tout particulièrement parce que j'ai vachement bossé dessus.

Et aujourd'hui, je suis embaûchée définitivement ! Si on me l'avait dit il y a trois ans, je ne l'aurais pas cru.

En même temps, je ne peux m'empêcher de penser que si mon poste n'avait pas été crée, je serai chez moi à l'heure actuelle, à pleurer sûrement sur les trois ans où je m'étais donnée à fond à la bibliothèque de P.

jeudi, 29 novembre 2007

Adieu Fred

Fred Chichin n'est plus...
et laisse orphelin les Rita Mitsouko. L'auteur-compositeur-interprète est décédé ce mercredi matin des suites d'un cancer foudroyant. Il était hospitalisé depuis plusieurs semaines et avait dû renoncer à la tournée des Rita Mitsouko.
 


Rarement couple ne fut aussi uni, tant à la vie qu'à la scène. Depuis près d'un quart de siècle, Fred Chichin et Catherine Ringer, alias les Rita Mitsouko, promène un son rock déjanté et ludique sur toutes les scènes d'Europe.
Découverts en 1985 grâce au tube Marcia Baïla, les deux complices ont depuis continué à nous faire danser et chanter avec une musique éclectique et un look digne des cartoons les plus loufoques. Colorés, métissés, nouveaux, uniques, hors-la-loi, les qualificatifs sont innombrables pour parler des Rita. Un duo de charme et de choc...
Né à Clichy, près de Paris, le 1er juin 1954, Fred Chichin aura une enfance similaire. De ses parents italiens et communistes militants, il apprend le même goût de la liberté et de l'indépendance, qu'il exprime dès son plus jeune âge par le biais de la création artistique.

Cinéma, musique et théâtre le passionnent, et Fred fait son école dans les voyages et les groupes de rock éphémères. L'un d'eux, en pleine mouvance punk, le mènera même sur la scène du Gibus, célèbre boîte parisienne.

Lorsqu'il rencontre Catherine, il en tombe rapidement amoureux. Le couple forme un premier projet professionnel en commun, celui d'accompagner la danseuse Marcia Moretto. Le décès tragique de cette dernière est à l'origine de l'immense succès du duo qui naît en novembre 1980.

Jazz, rap, chanson française, rock, tous les styles cohabitent avec splendeur pour créer une musique unique et de renommée internationale. Rita Mitsouko est désormais un groupe reconnu, qui n'a plus rien à prouver et dont le rythme de production n'obéit plus qu'à deux impératifs: le plaisir et l'éclectisme.

Marcia Baïla, C'est comme ça, Les histoires d'A, Jalousie, Andy, ... sont autant de mini-révolutions dans le monde parfois bien sage de la chanson francophone. Les Rita Mitsouko ont définitivement acquis ce grain de folie et d'intelligence qui les rendent éternellement novateurs.

mercredi, 28 novembre 2007

Nostalgie

Mathieu et moi sommes des nostalgiques des dessins animés des années 80. Quand j’étais petite, ma nourrice (qui n’était vraiment pas terrible), nous installait, ma sœur et moi, devant la télévision tout le mercredi après-midi entier. Donc, je peux vous dire que j’en ai bouffé du club Dorothée et autre émission jeunesse.

Mathieu a déjà assisté à une « Gloubi Boulga Night » mais pas moi. Et malheureusement, ça ne tourne plus.

Tout ça pour vous dire que depuis quelques jours, nous nous regardons le dessin animé « D’Artagnan et les trois mousquetaires ».

 

  Après s’être regardé « Conan, le fils du futur », « Sherlock Holmes », « Olive et Tom », « Princesse Sarah », « Les Mystérieuses cités d’or », etc., je redécouvre avec plaisir cette série dont les héros sont des…chiens ! (sauf Milady qui est une chatte). Et franchement, ça n’a pas trop mal vieilli. Les doublages sont super, les dialogues très drôles et les personnages tout simplement attachant. Contrairement à la plupart des autres dessins animés des années 80, « D’Artagnan et les trois mousquetaires » n’est pas japonais mais espagnol.

Allez, pour les nostalgiques, je mets en lien le générique de ce dessin animé qui fut l’un des meilleurs de ma jeunesse !

Cliquer ici

samedi, 24 novembre 2007

Une histoire d'amour

Depuis toute petite, je voue une véritable passion pour les livres. Mes parents n’étaient pas du tout lecteurs. Pourtant, c’est moi, à l’âge de six ans, qui leur ai demandé de m’inscrire à la bibliothèque. Depuis, je crois que je n’ai jamais passé une journée sans un livre entre les mains. J’ai toujours un livre en cours.

Je ne lis que des romans, mais de tous genres : policiers, fantastiques, jeunesse…de tout pays et de tout auteur, que la lecture soit facile ou plus difficile…

La lecture, pour moi, est une véritable drogue. Plus je lis, et plus j’ai envie de lire. Quand j’emporte des livres chez moi, j’ai déjà dans la tête une idée des romans que j’emprunterai après. C’est un cercle qui, j’espère, ne finira jamais.

Paradoxalement, j’en achète très peu. Non, je n’ai pas une énorme étagère remplie de livres. Travaillant en bibliothèque, c’est vrai que j’ai le produit tout de suite devant moi. Ca me donne des avantages comme emprunter en avant première des livres très demandés (faut bien des avantages quand même !)

Quand j’ai rencontré Mathieu, j’avoue que mon rythme de lecture a nettement ralenti. En même temps, c’est normal, mes passions ne tournaient plus autour de moi toute seule, on partage beaucoup de choses ensemble. Aujourd’hui, je lis environ cinq ou six livres par mois. (ce qui me place dans la catégorie des très gros lecteurs). A la médiathèque, je suis celle qui lit le plus. C’est vrai, je dévore !

Une petite pointe d’inquiétude se fait pourtant jour en moi : j’espère que, lorsque je deviendrais maman (ce qui n’est pas encore au programme tout de suite, tout de suite, il me restera quand même une toute petite place pour lire…ne serait-ce que deux ou trois pages !

vendredi, 23 novembre 2007

Lasagnes végétariennes

Lasagnes végétariennes
(Pour 4 / 5 personnes)

6 tomates
4 courgettes
sel, poivre, herbes de provence
lasagnes
400 gr de gruyère rapé
200 gr de coulis de tomate
4 oignons
50 cl de béchamel (ou de crème fraîche)

Faire revenir les oignons dans un wok ou une sauteuse jusqu'à ce qu'ils soient fondants.

Couper les tomates, les rajouter aux oignons, puis faites mijoter avec des herbes de Provence, du sel, du poivre.

Couper les courgettes en rondelles, les incorporer au mélange.

Rajouter de la sauce tomate et une pincée de sucre. Laisser mijoter l'ensemble, 20 mn environ.

Une fois le mélange prêt, procéder à l'empilement dans un grand plat : 1 couche de lasagnes, une couche de préparation, une couche de béchamel, une couche de gruyère rapé et ainsi de suite en mettant beaucoup de gruyère sur la dernière couche.

Faire cuire à four chaud  (thermostat 7 / 200 °), une trentaine de minutes.

jeudi, 22 novembre 2007

La vie du bibliothécaire en section jeunesse pour les très sérieux bibliofreux

J'ai reçu ce texte par mail, venant d'une liste de diffusion de bibliothécaire. J'en ai tellement rigolé que je vous en fait part. Le texte est signé Fabrice Barcq, de Paris.

"La semaine dernière, une classe de maternelle arrive à la bibliothèque ; la plupart des enfants de cette classe enlève ses bottes boueuses avant d'entrer dans la salle d'albums dans laquelle je raconte des histoires. La séance est fabuleuse, les contes se succèdent, je suis épuisé mais heureux. Je raccompagne les enfants à la fin de la séance et ils remettent leurs fameuses bottes.

Un des enfants me demande de l'aide pour les chausser, je lui prends ses bottes et, en effet, elles sont vraiment difficiles à enfiler. Après avoir poussé, tiré, repoussé et tiré dans tous les sens, les bottes sont enfin chaussées et le gamin me dit :

"Elles sont à l'envers, monsieur."

J'attrape un coup de chaud quand je m'aperçois qu'en effet il y a eu inversion des pieds. Je fais un tour sur moi-même en me mordant les lèvres, me calme et me lance dans cette nouvelle galère pour les enlever puis les remettre. Après avoir poussé, tiré, repoussé et tiré dans tous les sens, les bottes sont enfin chaussées aux bons pieds et le gamin me dit :

"C'est pas mes bottes"

A ce moment, je fais un gros effort pour ne pas lui mettre une baffe. Je fais deux tour sur moi-même en me mordant les lèvres, me calme et lui demande pourquoi il ne l'a pas dit avant. Comme l'enfant voit bien qu'il m'a contrarié, il ne répond pas. Je lui dis : "Bon, allez, on les enlève" et je me mets à nouveau au boulot. Après avoir poussé, tiré, repoussé et tiré dans tous les sens, les bottes sont enfin retirées et le gamin me dit :

"C'est pas mes bottes, c'est celles de mon frère, mais ma maman a dit que je dois les mettre."

Là, j'ai envie de hurler mais je fais trois tours sur moi-même en me mordant les lèvres, me calme et me lance dans cette nouvelle galère pour les remettre. Après avoir poussé, tiré, repoussé et tiré dans tous les sens, les bottes sont enfin chaussées aux bons pieds.

Tout fier, je me dis que je peux l'aider à mettre son manteau, son cache-nez, ce que je fais et je lui demande :

"Où sont tes gants ?"

Et le gamin de répondre le plus simplement du monde : "Je les ai mis dans mes bottes."

mercredi, 21 novembre 2007

Deux petites tartines de pain

L’autre jour, une dame arrive avec ses deux enfants en section jeunesse et demande à ma collègue G. un livre sur la fabrication de la farine de châtaigne. Ma collègue n’en trouve pas, et redirige la dame vers la section musique/multimédia, pour qu’elle puisse chercher sur Internet. Elle vient donc me voir et m’avoue qu’elle ne connaît rien aux ordinateurs.

Je lui propose donc de chercher avec elle (en fait, j’ai fait tout le travail), j’ai dû rester une bonne demi-heure à discuter avec elle, je lui ai imprimé plein de recettes, ma collègue G. est venue nous rejoindre dans la discussion concernant la farine de châtaigne…

La dame était tellement contente que samedi dernier, elle est revenue et nous a offert, à ma collègue G. et à moi, deux tartines de pain à la farine de châtaigne !

C’était trop boooonnnn !

Ca a des bons côtés de passer du temps avec nos usagers.

mardi, 20 novembre 2007

Champagne !!

Ce matin, c'était la reprise du boulot. Je n'ai pas bien dormi, comme une nuit précédent le retour en classes. Un peu ronchonne, je rentre donc à la bibliothèque, je monte les marches, j'arrive à mon bureau et là... mon visage s'illumine d'un énorme sourire. En effet, sur mon bureau traîne mes feuilles annonçant officiellement mon embauche ! Ca y est, j'ai signé !

Un an stagiaire et après, titulaire de mon poste !

Champagne !

lundi, 19 novembre 2007

Pavé de saumon sur lit de poireaux

Pavé de saumon sur lit de poireaux
(Pour 2 personnes)

2 pavés de saumons
2 poireaux moyens
de la crème fraiche épaisse
sel, poivre
huile
curry

Couper les poireaux en rondelles (tout le blanc et un peu de vert, environ 3 cm). Les laver et les faire fondre dans une poêle avec un peu d'huile, couvercle fermé pour ne pas qu'ils grillent (environ 15 mn)

Avant la fin de la cuisson, ajouter sel, poivre et curry à sa guise.

Disposer les poireaux dans un plat allant au four, les recouvrir des pavés de saumon et recouvrir le tout de crème fraiche. Fermer le plat le plus hermétiquement possible avec du papier aluminium, et mettre au four à thermostat 6-7, pendant environ 20 mn

 

dimanche, 18 novembre 2007

Nymphes

Hier, j'ai envoyé un deuxième roman aux éditions Manuscrit. Il s'agit encore une fois d'un roman fantastique (à la limite du conte) destiné plus particulièrement à un public jeunesse et ado. Celui-ci s'appelle Nymphes. Je l'ai écrit il y a une dizaine d'années déjà, je l'ai juste un peu retouché, corrigé les fautes et les phrases pas très justes grammaticalement.

Je vous donne en avant-première la quatrième de couverture :

"La forêt de Carmeille est maudite. Ceux qui l'ont pénétrée n'en sont pas ressortis vivants. Personne ne sait ce qui s'y cache. Ce n'est pas humain, il ne s'agit pas non plus de fantôme. C'est autre chose... Pourtant, quelqu'un va réussir à le découvrir. Une nuit, la petite Anna, neuf ans, va entrer dans Carmeille et va en ressortir...vivante. Elle seule sait ce que cache la forêt. Elle devient "celle qui a vu". Quand elle se réveille, elle prononce enfin les mots que tout le monde attendait : la forêt de Carmeille abrite...des nymphes."

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